Monter et/ou participer à une AMAP

Participer à une AMAP, c'est réduire l'effet de serre, favoriser les circuits courts, soutenir les petits producteurs et défier sa créativité !
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Brève définition

En créant ou participant à une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP), vous mettez en contact des personnes qui veulent consommer des produits frais de saison et de proximité (distribués sous forme de paniers), et un producteur qui veut vendre ses produits en direct à un prix juste. 

À vous de jouer

1
Rassemblez

Créez un groupe de consommateurs intéressés avec quelques personnes « moteurs » qui prendra la forme d’une association. Visez un grand nombre de consommateurs dès le début n’est pas nécessaire, surtout si la certitude de pouvoir fournir les paniers en quantité n’existe pas encore. Les AMAP se construisent et grandissent chemin faisant.

2
Participer aux réunions AMAP Ile-de-France

Chaque mois, le réseau des AMAP d’Ile-de-France organise des soirées pour les « créateurs d’AMAP », qui sont l’occasion de revenir sur les fondamentaux d’un tel partenariat, et surtout de partager des problèmes et solutions. Elles s’adressent à toute personne intéressée par ces approvisionnements locaux et peuvent être l’occasion de fédérer votre groupe.

3
Estimez le nombre de personne à « recruter»

À terme, le nombre de foyers à réunir pour mettre en place le partenariat AMAP variera en fonction du producteur et des caractéristiques de sa ferme. On estime qu’un maraîcher à temps plein suffit pour environ soixante-dix foyers, de trois à quatre personnes.

Par des réunions préliminaires, ces personnes intéressées pourront d’abord définir les produits qu’ils recherchent et la fourchette de prix, puis chercher un producteur.

4
Trouvez un ou des producteurs

Recherchez un producteur local, déjà installé ou en cours d’installation. Pour démarrer avec un groupe constitué, on peut imaginer trouver, dans un premier temps, un producteur au-delà de l'Île-de-France. On peut contacter les recensements de groupements d’agriculteurs biologiques, de la confédération paysanne ou de CIVAM régionaux.

Puis ensuite, soutenir le Réseau  des AMAP d'Île-de-France qui accompagne notamment l'installation de nouveaux producteurs de cette région, afin de répondre à la demande toujours plus importante des consommateurs Parisiens.

5
Visitez la ou les exploitations

Des représentants du groupe, accompagnés d’un agriculteur expérimenté en AMAP, feront un état des lieux de l’exploitation et étudieront avec le producteur la faisabilité d’une production en AMAP.

6
Lieu de livraison

Le partage de la récolte se fait dans un local public ou privé (salle municipale, maison de quartier, bar, théâtre, etc.), et plus rarement chez un adhérent de l’association.

7
Définissez le prix de la part de la récolte

Elle se calcule sur la base des coûts de production, il varie donc d'une ferme à l'autre (de 15 à 22 € en Île-de-France). Pour chaque AMAP, il s'agit d'une taille de contrat unique mais les associations mettent souvent en place des systèmes qui permettent de partager ce contrat avec un autre foyer si nécessaire.

8
Organisez une rencontre pour fédérer l’engagement

Le producteur et les « Amapiens » définissent ensemble les modalités pratiques du contrat (durée et dates de la saison, jour et lieu de distribution, prix du panier, organisation pratique, etc.). Cet engagement se concrétise par la signature d’un contrat entre chaque consommateur et le producteur.

Motiver

  • Mettez en avant les arguments :
    • Sociétaux : Création de lien social, relation de confiance et de proximité avec le producteur, action pour l’installation de nouveaux agriculteurs
    • Économiques de solidarité : prix fixés en fonction des coûts de production et non en fonction du poids, revenu assuré pour le paysan
    • Environnementaux : maintien des terres fertiles, pratiques agricoles écologiques, respect de la biodiversité
    • Qualitatifs : sécurité alimentaire, goût, préservation des savoir-faire du terroir
  • Faites intervenir d’autres consommateurs ayant monté une AMAP. Ils pourront témoigner du bien-fondé et des modes de fonctionnement de l’AMAP

 

Financer

La vie quotidienne d’une AMAP comporte peu de frais spécifiques, en plus des frais liés à la création et à la vie de l’association.

Il faut investir dans une ou plusieurs balances pour répartir la production entre les adhérents. Dans du matériel d’affichage pour les prix, les événements à venir, etc. Pour ces petites dépenses, les adhésions et cagnotte accolés à la récup’ suffisent parfois.

La rémunération du producteur doit être l’objet d’un débat ouvert entre les partenaires et l’ensemble des décisions doivent être transparentes.  Par exemple, chacun doit comprendre comment les risques et bénéfices sont partagés entre tous. Aussi, certains systèmes d’adhésion prévoient l’existence de prix solidaires pour que la nourriture de qualité reste accessible à tous.

Outils et infos pratiques

Sites internet

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