Installer et/ou utiliser un compost collectif

Installer et/ou utiliser un compost collectif

Et si vous transformiez vos déchets alimentaires/organiques en engrais naturel idéal pour vos plantes ? Avec le compost collectif, œuvrez pour l’environnement et la réduction des déchets !
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Brève définition

Le compost s’inscrit dans une démarche Zéro déchet. Il s’agit de composter dans un bac commun les « biodéchets » avec les déchets verts (plantes vertes, bouquets) et les déchets alimentaires, ou de cuisines (reste de repas, mouchoirs en papiers). Les matières biodégradables se transforment au contact de l’air en compost : proche du terreau, vous disposez alors d’un un engrais naturel pour fertiliser les sols et favoriser la croissance des végétaux. Alors, prêts à jardiner avec des épluchures de carottes ?

 

À vous de jouer

1
Réunissez vos voisins (au moins 7 foyers doivent participer), désignez un référent et obtenez l’accord du gestionnaire d’immeuble.

En fonction de l’espace disponible, deux types de compostage existent : 

  • Le compostage en bac : les déchets se décomposent petit à petit, grâce à l’humidité, jusqu’à former un engrais. 

  • Le lombricompostage : on place des vers dans le bac qui vont digérer les déchets organiques. Plus rapide que le compostage classique, on peut l’installer dans une cour pavée ou en appartement.

2
Envoyez votre dossier de candidature

Par mail à la Direction de la Propreté et de l’Eau à : dpe-compostage@paris.fr. 

Une visite d’un maître-composteur permettra d’effectuer un diagnostic (faisabilité technique, accord du bailleur, etc.) et de proposer les solutions les plus adaptées : type de compostage, dimension des équipements, etc. Par la suite, la Mairie commande et livre le matériel, puis organise la formation du référent du compost collectif qui devra à son tour former les autres participants.  Une fois la charte de participation signée, la compostage collectif peut commencer !

3
Equipez chaque foyer (ou la cuisine de la structure) d'un "bio sceau" d'environ 5L (ou 10L pour une cuisine collective)

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4
Indiquez à proximité grâce à un affichage permanent ce qui se composte et ce qui ne se composte pas (les agrumes, les viandes, poissons, os et laitages sont à éviter car ils ralentissent le compostage et peuvent attirer les animaux).

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5
Organisez l’équipe qui s’occupe du compost, de l’aération, du mélange, du tamisage, etc.

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Motiver / Rassembler

  • Créez un collectif autour du projet : c’est l’occasion de se mobiliser entre habitants voisins autour d’une démarche Zéro déchet, de faire participer les enfants en leur expliquant l’écologie de manière pédagogique, et de produire gratuitement de l’engrais pour vos plantes ! 

  • Organisez une campagne de sensibilisation autour du projet et communiquer auprès des habitants, des associations, des élus, etc.

 

Financer

  • Organisez une collecte pour financer un bac à compost (à partir de 30 euros) ou le construire soi-même à partir de palettes. 

  • Demandez une participation de la copropriété ou du comité d’entreprise pour les évènements de sensibilisation.

  • Mobilisez le Conseil de quartier pour solliciter une subvention.

 

Les astuces

 

Les clés du succès

  • Organisez, dès la mise en place, une responsabilité tournante avec les noms des référents successifs et les dates de passation.

  • Associez aux actions de sensibilisation une réflexion sur la réduction à la source des déchets (gaspillage alimentaire), ainsi qu’une formation sur le tri des déchets.

  • Pensez à garder une partie du compost pour le mélanger à la nouvelle préparation ou trouver une solution pérenne afin d’être autonome en matière sèche. Plusieurs sources possibles : feuilles mortes ramassé dans le quartier, broyat provenant d’un paysagiste, plantes sèches d’un fleuriste, etc.

 

Quelques chiffres clés

  • La poubelle d’un ménage parisien est constitué de 22% de déchets organiques humides, soit entre 70 et 80 kg par habitant et par an. 

  • Dans son rapport de 2016, l’ORDIF pointe en outre que sur les 3.5 millions de tonnes de déchets résiduels produits chaque année en Île-de-France, 2 millions de tonnes sont des déchets recyclables ou compostables, dont 900 000 tonnes de biodéchets. Bref, des déchets qui ne devraient pas s'y trouver et qui pourraient être compostés et réintégrés dans le cycle naturel. (Source : ).

  • 39% des Parisiens se disent prêts à composter leurs biodéchets (d’après le baromètre comportemental de 2015, source : Plan compost parisien 2016-2020).          

  • 1 tonne de biodéchets produit entre 150 et 250 kg de compost. 

  • 1 tonne par an : c’est la quantité de biodéchets convertie en compost par un groupe de 10 foyers sur un site de compostage collectif (Source : Guide du Compost).

 

Petite histoire parisienne 

Depuis 2010 avec son premier Plan de Prévention des Déchets,  la Ville de Paris soutient les initiatives de compostage urbain collectif à travers un accompagnement aux habitants et aux établissements publics volontaires.  À partir de 2015, la Ville étend son dispositif aux projets de composteurs de quartiers, puis en 2017, un Plan Compost est adopté afin de s’engager pleinement dans la stratégie Zéro déchet de 2014, visant à mettre fin à l’enfouissement à l’incinération des déchets pouvant être valorisés. Le lombricompostage individuel s’inscrit dans cette dynamique. Le but est simple : inciter les Parisiens à transformer leurs déchets alimentaires en fertilisants naturels. Résultat attendu : moins de déchets, et moins de pesticides ! La Ville soutient plus de 500 sites de compostage collectifs en pied d’immeuble et une dizaine de composteurs de quartier.

Le saviez-vous ?

Le contexte, les enjeux 

  • Chaque année, 2 à 3% de l’humus (matières organiques se trouvant dans la couche superficielle d'un sol), utile pour la retenue de l’eau et des nutriments dans le sol, disparaît. Incorporer du compost à la terre permet de compenser cette perte et d’améliorer la fertilité du sol. Un composteur d’1m3 permet de fertiliser 500m2.

 

Guides

 

Sites internet 

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