Devenir éco-volontaire

Devenir éco-volontaire

Parcourir sa ville ou sa planète pour préserver l'environnement, un rêve d'enfant ? Pas besoin d'être un aventurier solitaire, devenez éco-volontaire !
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Brève définition

Devenir éco-volontaire, c’est s’engager dans une mission ponctuelle pour une durée plus ou moins longue, pour un projet plus ou moins loin, mais toujours pour la préservation de l’environnement ! Collecte de données, effort de reboisement, soins animaux, agriculture urbaine ou biologique… les missions proposées aux bénévoles sont variées pour permettre de préserver la diversité animale, végétale, environnementale et culturelle !

À vous de jouer

1. Rechercher les organismes proposant de l’écovolontariat : associations, fondations, fédérations et ONG

  • Il existe de nombreux sites qui proposent des missions ou relaient des besoins des associations en éco-volontaires. En voici un aperçu mais la liste n’est pas exhaustive ! 

Pour l’Île-de-France et la France (même si ces sites sont nationaux, il est souvent possible de filtrer votre recherche par zone géographique et de sélectionner l’Île-de-France pour des missions locales) :

Pour des missions en Europe ou ailleurs, les principaux sont :

 

2. Rechercher les missions en fonction de ses envies et de la durée

  • Les chantiers nature, d’une demi-journée à 3 semaines : leur objectif est souvent l’entretien, la gestion et l’équipement d’espaces naturels.

  • Les missions de conservation et de protection d’espèces animales ou végétales : ce sont souvent des missions d'aide à un programme scientifique ou de conservation d’espèces.

  • Les missions liées à l’agriculture et au pastoralisme : notamment aide aux bergers ou bénévolat dans des fermes en agriculture biologique (WWOOFING).

  • Les activités de suivi et d’observation citoyenne, par exemple : « Sauvage de ma rue » en partenariat avec le Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris.

  • Les actions terrain de sensibilisation du public : l’éco-volontaire devient ambassadeur pour transmettre un message de protection de l’environnement.

Motiver

Il y a de nombreux avantages à devenir éco-volontaire !  Cela permet de :

  • Faire des rencontres : l’éco-volontaire est rarement seul dans sa mission, il est plutôt entouré de personnes venant du monde entier ! 

  • Se sentir utile en mettant son temps libre au service d’une cause qui nous tient à cœur.

  • Apprendre et partager des connaissances sur la nature : les missions sont toujours encadrées par des professionnels qui connaissent bien leur sujet ! 

  • S’immerger dans la culture locale et profiter pleinement de la nature ; découvrir de nouvelles régions un peu partout en France et dans le monde… et ceci en toute sécurité. Il y aura toujours des professionnels et d’autres volontaires pour vous épauler et vous conseiller !

  • Vivre une expérience différente qui peut être valorisant pour trouver un emploi par la suite. L’écovolontariat peut d’ailleurs prendre la forme d’un stage, et sera donc conventionné par votre école

 

Financer

L’écovolontariat est un terme très polysémique, sous lequel on regroupe souvent (et à tort) l’éco-tourisme, le bénévolat et le volontariat statutaire. Or il est important de bien distinguer ces notions : on décrypte ça pour vous !

L’écovolontariat, dans son sens le plus strict, est bénévole : le volontaire n’est pas rémunéré pour la mission qu’il accomplit (et c’est pour cette raison que certaines structures parlent de « bénévolat nature » plutôt que d’écovolontariat). De plus, une participation financière peut être demandée aux volontaires pour couvrir les frais de séjour et de transport. 

Attention toutefois, si la participation financière sert à financer la structure ou le programme de conservation, alors il s’agit d’écotourisme. C’est donc de votre argent plus que de votre énergie dont on a besoin…

Se sont ajoutées à l’écovolontariat bénévole d’autres formes d’éco-engagement qui sont, elles, indemnisées : 

  • Le Service Civique : ce statut, réservé aux jeunes de 16 à 25 ans, offre la possibilité de percevoir une indemnité de subsistance et de bénéficier d’une protection sociale (incompatible avec le salariat) en échange d’une mission humanitaire, sociale ou écologique remplie à plein temps. 

  • Le Service Volontaire Européen (SVE) : réservé aux jeunes de 18 à 30 ans, ce statut permet d’effectuer une mission de 2 mois à 1 an dans un pays de l’Union Européenne pour une indemnité de 150 euros par mois. Et en plus, les frais de séjour et de transport sont pris en charge. Le VEFA (Volontariat Écologique Franco-Allemand), par exemple, est une déclinaison du SVE.

  • Le Volontariat de Solidarité Internationale (VSI) est un statut ouvert à toute personne majeure souhaitant effectuer une mission humanitaire dans un pays en développement. L’indemnisation varie en fonction de la mission.

  • Le congé solidaire (de 2 à 4 semaines) permet aux salariés de participer à un projet d’écovolontariat grâce à des financements propres ou à l’appui financier de l’employeur.

 

Les astuces

Les clés du succès

  • Renseignez-vous : durée minimale de participation, conditions d’hébergement (parfois précaires), horaires de travail et degré des efforts physiques demandés sont les informations capitales à recueillir ! 

  • Rencontrez des éco-volontaires avant de partir pour vous faire une idée précise du déroulement de la mission ; consultez aussi les blogs et les témoignages d’anciens volontaires qui sont une mine de renseignements (ex : MyBubbleWorld, 1 mois 1 espèce).

  • Assurez-vous du bien-fondé de la mission pour l’environnement. Satisfait-elle des besoins locaux ? Ses retombées sont-elles positives et coïncide-t-elle avec vos convictions ? Et pour vous-même : correspond-elle à vos envies et/ou est-elle utile à votre projet professionnel ? 

 

Vigilance

  • Le coût du déplacement est (presque) toujours aux frais du volontaire.

  • Attention aux arnaques : le marché de l’écovolontariat est devenu très lucratif ! N’hésitez pas comparer le montant de la participation financière aux frais de séjour avec celui d’autres missions similaires pour ne pas vous faire piéger et de financer le fonctionnement du programme en lui-même.

  • L’écovolontariat n’est pas de l’écotourisme. Les éco-volontaires participent certes au projet pendant leurs vacances mais ils ont des règles et des horaires à respecter, fixés par la structure d’accueil… comme un job d’été en fait ! 

  • Pour les missions à l’étranger, pensez à vérifier la situation géopolitique du pays de destination (conflits armés ou guerres) sur le site de France diplomatie (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pa…). 

Le saviez-vous ?

Le contexte, les enjeux

Sur les dix dernières années, l’écovolontariat est devenue une (sinon la !) nouvelle tendance pour parcourir le monde. Venue des pays anglo-saxons, elle a vite conquis les Français engagés pour le développement durable ; les demandes pour partir en mission pour la nature, et notamment pour la protection de la faune sauvage, ont explosé ! La raison ? C’est que cette formule permet de s’engager pleinement pour une cause qui a du sens tout en permettant de découvrir de nouvelles cultures et façons de faire à Paris, en France, et même à travers le monde !

 

Quelques chiffres clés

  • Selon la dernière étude de France Bénévolat en 2013, 40.3% des Français de plus de 15 ans étaient engagés dans une activité bénévole.

  • Une mission d’écovolontariat peut durer de quelques jours à plusieurs mois, suivant l’envergure du projet. Par exemple, en 2016, les missions proposées par Cybelle Planète duraient en moyenne 20 jours (Source : Cybelle Planète).

  • 59% des Français estiment que l’école seule ne peut pas préparer les individus aux enjeux du monde actuel. L’écovolontariat apparaît comme un moyen complémentaire et moins académique de  transmettre des savoirs, un état d’esprit et une façon d’agir. 

 

Petite histoire parisienne

« Habitués du programme VEFA (Volontariat Ecologique Franco-Allemand), cela fait maintenant cinq ans que le Centre Paris Anim’ Pôle Simon Lefranc (4e) et le Centre Paris Anim’ Montparnasse (14e) accueillent des éco-volontaires allemands. Et cela n’est pas près de s’arrêter ! L’avancée des Allemands en matière d’écologie est telle qu’elle permet à ces centres de loisirs de pousser leurs activités toujours plus loin sur le chemin du développement durable !

En effet, les jeunes éco-volontaires sont amenés à décliner le thème du développement durable dans les animations qu’ils proposent au public. Et leurs pratiques innovantes comme leurs nouvelles références ravissent les grands comme les petits, car elles enrichissent les animations. De la construction d’un hôtel à insectes à la projection de films dans le cadre du festival AlimenTERRE en passant par la diffusion des bons réflexes alimentaires pendant le goûter, tout le monde y trouve son compte.

À noter : ces deux pôles d’animation n’organisent pas le départ de Français en Allemagne dans le cadre du VEFA…du moins pas encore ! ».

 

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