Améliorer la qualité de vie en entreprise

Améliorer la qualité de vie en entreprise

Un open-space avec des rires et de l'entrain plutôt que des soupirs, ce n'est pas une colonie de vacances, c'est une entreprise qui se préoccupe de la qualité de vie de ses salariés. Le meilleur gage de la performance au travail.
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Éco-responsabiliser son entreprise consiste à améliorer l’impact de son activité sur l’environnement. Cela passe par de petits gestes simples, mais aussi par des actions de plus grande envergure : pratiques managériales, gestion responsable des déchets, changement de processus de production, etc.

À vous de jouer

 

  1. Améliorer la qualité de vie de ses salariés

  • Instaurez un environnement de travail sain et adapté (locaux ergonomiques, respectueux de la santé et de l’environnement, limitation de l’exposition aux bruits, adhérez à une AMAP ou à un circuit court proposant des paniers de produits frais livrés dans l’entreprise)
  • Favorisez le télétravail ou la mobilité professionnelle (un plan de déplacements entreprise - covoiturage, vélos, transports en commun)

 

Outils et infos pratiques

 

Les nombreux outils de l’ANACT (Agence Nationale pour l'Amélioration des Conditions de Travail):  - Quels indicateurs de la qualité de vie au travail ? et - Quelles priorités pour la qualité de vie au travail ?

Semaine de la qualité de vie au travail et Semaine européenne de la mobilité

 

  1. Éco-responsabiliser son entreprise

  • Identifiez les indicateurs de consommation de l’entreprise (énergétiques, transports, eau, papier, produits divers, etc.), de la production de déchets et les enjeux clés
  • Faites-vous accompagner d’un conseiller pour mettre en œuvre un système de management environnemental qui comprend : un diagnostic environnemental de l’entreprise ; une définition d’un programme d’actions et des dispositifs de suivi permettant de réviser régulièrement ces objectifs (Iso 14001, EMAS, ADEME etc.) ; ou une démarche bilan carbone.
  • Mobilisez le personnel en les sensibilisant, favorisant leur implication dans le projet et mettez en place des mesures pour améliorer vos indicateurs.
  • Rationalisez et donc réduisez les coûts de : 
    • L’eau grâce à l’instauration des gestes simples ou des appareils qui vous permettent de réduire la consommation ; 
    • L’énergie grâce à des appareils basse consommation, des gestes plus responsables, etc. ; 
    • Les fournitures grâce au contrôle des impressions et au recyclage ; les déchets grâce au tri et à la responsabilisation des employés

Les économies réalisées peuvent être réinvesties dans des projets collectifs, qui améliorent le bien-être des salariés par exemple.

 

Outils et infos pratiques

 

  1. Aménager ses locaux de manière durable

  • Récupérez : l’ancien mobilier peut être donné à des associations qui se chargeront de les récupérer et les valoriser, et les anciens matériaux doivent être réutilisés
  • Améliorez la performance énergétique :
    • Optimisez chauffage, l’éclairage et les modes d’alimentation des équipements
    • Favorisez la lumière naturelle
    • Équipez les espaces avec des équipements efficaces énergétiquement
    • Isolez vos bâtiments de manière efficace, par l’intérieur ou l’extérieur, et avec des matériaux sains
    • Alimentez le lieu en énergies renouvelables et en technologies écologiques, pour la ventilation et la réfrigération
  • Ayez recours à des matériaux sains (labellisés PEFC OU FSC), des peintures 100% naturelles et biodégradables : de nombreuses peintures, vernis, cires portent aujourd’hui l’écolabel européen.
  • Optimisez les filières de valorisation des déchets :
    • Remplacez les bouteilles d’eau minérale par des carafes pour boire l’eau de Paris
    • Installez des poubelles de tri sélectif et signaliser les déchets recyclables/compostables.
    • Installez un compost. Voir la fiche action dédiée.

 

Astuces

  • Visitez des locaux déjà éco-conçus
  • Entourez-vous de personnes compétentes en développement durable
  • Envisagez de présenter le projet à des prix ou récompenses (prix Janus, le R.AWARD.)

 

  1. Faire évoluer son restaurant collectif vers une alimentation responsable

  • Identifiez les leviers d’action possibles.

Cela dépend du contexte de la gestion du restaurant et des contraintes liées :

    • gestion directe ou déléguée
    • gestion privée ou publique
    • gestion en cours ou à renouveler.
  • Le cahier des charges de l’appel d’offres ou du nouveau contrat du prestataire doit préciser l’évolution vers une alimentation plus responsable.
  • Pour les restaurants publics, changer la prestation en cours de marché est délicat. Les règles européennes de mise en concurrence pour les appels d’offres des cantines publiques sont strictes et rendent par exemple difficile l’achat prioritaire de produits locaux. Pour ces cantines, il est donc préférable de se faire expliquer au préalable ce qui est déjà fait et d’étudier comment s’insérer dans la démarche menée par le gestionnaire, pour l’aider à aller plus loin.
  • Définir les objectifs du projet et les mesures à mettre en place, en fonction des moyens alloués et des compétences du cuisiner ! Les mesures à mettre en place peuvent être :

- Introduction d’aliments frais et de saison

- Choix d’aliments issus de l’agriculture biologique, quand l’offre est disponible

- Introduction d’aliments équitables pour les produits importés

- Précision des sources d’approvisionnement et de l’emballage des aliments par les fournisseurs

- Communication sur les efforts réalisés et sensibilisation sur les enjeux correspondants par un affichage et/ou des réunions d’information

- Formation des responsables de cuisine

- Organisation d’ateliers pédagogiques pour les consommateurs, en particulier quand il s’agit d’enfants, etc.

- Réfléchir aux aménagements qui permettent de mettre en valeur les produits et d’éviter le gaspillage 

  • Établir la liste des personnes concernées, à adapter à la structure concernée : école, entreprise, hôpital, maison de retraite, etc. Elle rassemble la direction de l’établissement, l’équipe de cuisiniers, les responsables des achats, les acteurs de la filière biologique locale.  Mais aussi pour une école : les responsables communaux, l’équipe pédagogique, les enfants et leurs parents. Ou encore, pour une entreprise : les salariés, le comité d’entreprise, etc.

 

Astuces

 

  • Créez un collectif autour du projet qui regroupe par exemple des parents d’élèves ou des salariés ou des étudiants, etc. Si l’établissement dispose d’une telle instance (c’est le cas des Caisses des écoles à Paris), faites-vous représenter à la Commission des menus qui est le lieu où ces questions sont débattues.
  • Rassembler quelques initiatives similaires dans des contextes proches pour prouver que certaines cantines y sont parvenues : ces exemples à succès sont utiles pour donner envie et montrer que cela est possible !
  • Le surcoût, de 10 à 15% par repas en moyenne, peut être maîtrisé en réduisant le gaspillage alimentaire. Par exemple, vous pouvez mieux informer les convives sur l’origine de ce qu’ils mangent ou encore, proposer certains produits en vrac plutôt qu’en portion (bar à salade ou bar à fruits). Par ailleurs, en diminuant la consommation de viande ou en introduisant un repas végétarien équilibré par semaine, vous pouvez réduire les coûts.

 

Les outils et infos pratiques

 

 

Quelques chiffres clés

 

  • Dans une entreprise, la consommation annuelle de papier est de 75 kg par personne, soit l'équivalent du volume de 2 arbres entiers.
  • Une personne produit entre 120 à 130 kg de déchets par an sur son lieu de travail.
  • La restauration collective représente 3 milliards de repas par an, 73 000 restaurants, 17 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
  • En Europe, la part d’un aliment qui est finalement jetée sans être consommée est de 30% à 40%. Dans un restaurant collectif, cette part augmente. L’alimentation présente donc un réel enjeu éthique et environnemental.
  • La ville de Paris a lancé un Plan alimentation durable, visant à augmenter à 50% la part de l’alimentation durable dans la restauration collective municipale, entre 2015 et 2020. (Source : Le plan alimentation durable – ville de Paris)

 

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